Le cousin du Pentacon six
J’avais déjà présenté le Pentacon Six fabriqué en Allemagne de l’est. Voici son cousin soviétique, le Kiev 60 (ou Kiev 6C).
Les différences entre les deux appareils
Il y a consensus pour dire que le kiev 60 est plus facile que le Pentacon six : les problèmes de graisse qui se figent et empêchent l’utilisation de l’appareil sont moins courants sur la machine soviétique et les viseurs du Kiev 60 donnent une image plus lumineuse de deux diaphragmes environ.

Le viseur poitrine du Kiev 60 peut aussi s’utiliser à vue d’œil en dépliant certaines parties (l’image est inversée sur l’axe horizontal et vertical)… J’ai condamné cette possibilité à cause du bruit de grelots insupportable que cela engendrait sur mon appareil.

De même, le pas de vis du Kiev 60 est au format 3/8, incompatible avec la plupart des têtes de trépieds modernes qui sont en 1/4. Mais ce souci se corrige aisément moyennant l’achat d’un adaptateur.
Il est à noter que les montures ne sont pas exactement les mêmes. Les objectifs restent interchangeables, mais si vous souhaitez utiliser vos objectifs en monture Kiev 88 / Salyut-C avec un adaptateur, il va falloir bricoler et remplacer la monture du kiev 60, là où cela passe directement avec le Pentacon six.
Toujours des imperfections
Sans être l’appareil le plus élégant et fin qui soit, le kiev 60 est plus sophistiqué que le Pentacon 6. Il paraît plus dense, construit de façon plus réfléchie que son cousin est-allemand.
Cependant, bien que plus solide et inspirant davantage confiance, le Kiev 60 peut aussi connaître des défaillances.
À titre d’exemple, sur mon exemplaire, l’espacement entre les vues est trop important, ce qui réduit le nombre de vue à 10 au lieu de 12 et fausse la valeur donnée par le compte-pose.
À ce compte là, j’aurais préféré un système avec une fenêtre rouge comme sur les anciens soufflets (par exemple ce Super-Kinax). Les pellicules coûtent chers et il est agaçant de perdre 15% des vues ainsi.

Vous noterez que la forme de l’image n’est pas totalement carrée, ce qui indique des problèmes de planéité du film (la mise au point décalée est de moi).

Mais j’ai néanmoins eu la chance d’échapper à une erreur de fabrication grossière : sur certains modèles, les parois internes de l’appareil étaient peintes en noir brillant. Ce qui cause des reflets et l’apparition de traces de lumière sur les images.
Tout est bien mat ici.
Ces deux problèmes sont corrigeables par un réparateur… Avec le coût de main d’œuvre que cela implique.
Comme pour le Pentacon Six, il faut donc être attentif au moment de l’achat pour éviter les mauvaises surprises.

Appareils photos
Des appareils photos testés et inspectés, prêt à l’emploi.

