Une solution peu couteuse…
Acheter des pellicules périmées à vil prix peut sembler une bonne idée. Certains (pas moi) disent même que, tel le bon vin, elles s’améliorent avec le temps.
Je précise que mon avis se base sur des pellicules noir et blanc.
…mais pas sans risque
Les pellicules périmées s’abiment facilement
Idéalement, le vendeur a déjà testé ou eu des retours sur les pellicules périmées qu’il vend et pourra vous confirmer que tout va bien.
Gardez aussi à l’esprit que ces pellicules périmées peuvent se dégrader très rapidement et que la vérité d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui.
Un petit peu d’humidité, de chaleur, et plouf, on se retrouve avec des images inexploitables.
Être prudent
Si vous en avez l’opportunité, testez-en une avant d’acheter le lot. Ce serait idiot de payer pour des pellicules qui finiront à la poubelle.
N’hésitez pas à demander où ont été stockées les pellicules. Si elles ont été stockées ailleurs que dans un frigo à un moment ou un autre, cela devient douteux.
Perte de temps et ennuis
Trouver la bonne sensibilité
Une pellicule périmée n’a pas les mêmes propriétés qu’une pellicule neuve. Ainsi, avec le temps, la sensibilité du film aura diminué.
A titre d’exemple, pour de la Kodak Verichrome qui a périmé en 1974 marqué pour 125 ISO, j’ai dû exposer pour 25 voire 12 ISO afin d’avoir de la matière sur le négatif. Tout cela nécessite des essais et prend du temps.

Développer en stand-development est la solution de simplicité pour ne pas avoir à réfléchir au temps de développement.
L’émulsion «s’auto-développe» avec le temps
Plus gênant, avec l’âge le film peut se développer tout seul et se griser là où il devrait être transparent. C’était aussi le cas pour cette Verichrome.
Pour les films format 120 qui sont recouverts d’une bande de papier protectrice, l’encre et la trame du papier sont susceptibles de s’imprimer sur l’émulsion et venir gâcher vos images.

Avoir des numéros qui planent dans le ciel gâchera vos images.
J’ai rencontré ce cas avec de la HP5+. On voyait aussi des traces de « calcaire » à l’intérieur de l’emballage où se trouvait ces pellicules.
Conclusion
Pour moi, le jeu n’en vaut pas la chandelle.
Si vous voulez faire de la photo argentique sérieusement, vous ne devez pas compter sur la chance, mais vous appuyer sur un rendu constant et prévisible.
Le rendu très aléatoire (quand il n’est pas totalement inexploitable) de ces pellicules périmées n’est pas compatible avec ça.


Laisser un commentaire