Introduction
Il s’agit d’un retour d’expérience de mon utilisation du révélateur d’Adox FX-39 II.
Les pellicules que j’ai développé avec ce révalateur
J’ai utilisé ce révélateur pour développer de la Ilford Delta 100, 400 et 3200, de la Foma 100 Classic, de l’agfa APX 100 et de la Kentmere 400.
Vous trouverez toutes les notes de développement concernant ce révélateur ici : FX-39 (tous les développement ont été réalisés à 20°C avec retournements).
Il ne s’agit pas d’une analyse technique précise, mais simplement de mes impressions et réflexions sur les résultats que j’ai obtenu avec ce révélateur.
Ce que j’attendais de ce révélateur
Avec le FX-39 II d’Adox, j’espérai trouver le révélateur parfait : peu cher, simple d’utilisation et bon à tout.
Je souhaitais en faire mon unique révélateur pour faciliter la gestion des chimies et éviter les gaspillages.
Comme nous allons le voir ci-dessous, mes espérances ont quelque peu étaient déçues : il n’est pas ce qu’il y a de plus flexible, notamment pour développer des pellicules de sensibilité moyenne (à partir de 400 ISO).
Un peu d’histoire
Le FX-39 II est une formule conçue par Geoffrey Crawley. Il est une évolution du révélateur Neofin Red (crée par Willi Beutler).
Un révélateur simple d’utilisation
Il s’agit d’un révélateur liquide à usage unique.
Il peut s’utiliser dilué à 1+9 ou 1+14 et 1+19 en multipliant les temps de développement par 1,5 et 2.
Une dilution à 1+5 est aussi possible pour les pellicules plus sensibles (Ilford D3200 par exemple).
Les qualités de ce révélateur
Un révélateur conçu pour les pellicules de moins de 200 ISO
Le FX-39 est présenté comme un révélateur particulièrement bon pour les pellicules de moyenne et basse sensibilité (en dessous de 200 ISO).
Il s’agit d’un révélateur non-solvant qui a néanmoins la réputation de donner d’excellents résultats avec les pellicules à grain tabulaire.
Un rendu doux
Il se caractérise par un rendu doux et une capacité à conserver des détails dans les hautes lumières.
Une forte acutance
C’est aussi un révélateur à forte acutance. C’est à dire qu’il accentuera la sensation de netteté de l’image.
Il faut que le négatif soit net dès le départ pour en profiter
Cette derrière caractéristique ajoute une contrainte à la prise de vue : Il faudra bien choisir les vitesses d’obturation ou utiliser un trépied pour limiter au maximum le flou de bougé.
En effet, un révélateur à forte acutance donnera une grande sensation de netteté… si la photo est nette.
À l’inverse, elle augmentera l’impression de flou et donnera un rendu peu agréable si la photo est floue (même légèrement).

Comme vous pouvez le constater sur cette image, le FX-39 II permet de conserver des détails dans les hautes lumières : on distingue les nuages dans le ciel.
Ilford Delta 100 et Adox FX-39 II (dilué à 1+19)
Chemin de halage, Orléans, Avril 2025. © Rayhan RAHIM KHAN
De bons résultats avec des pellicules de 100 ISO
Les résultats obtenus avec de la Delta 100 et Agfa APX 100 (grain tabulaire) en 35mm ont été satisfaisants.
De même, j’ai été très content des images douces et nettes que j’ai pu obtenir avec de la Foma 100 en moyen-format.

Cathédrale Sainte-Croix d’Orléans. Orléans. Avril 2025. © Rayhan RAHIM KHAN

S’en tenir à un dilution de 1+9 pour les pellicules supérieures à 200 ISO
L’expérience que j’ai eu avec de la Delta 400 en diluant à 1+19 :
Je me suis retrouvé avec du grain en forte présence. Pour utiliser le FX39 II avec des pellicules de 400 ISO, même exposé à 200 ISO, il faut donc s’en tenir à des dilutions de 1+9 (peut-être 1+14 ?) pour conserver une bonne qualité d’image.

Le grain est ici trop présent à mon goût. Il se remarque et est particulièrement peu esthétique hors des zones de netteté. Et il s’agit ici de moyen format.
Fleurs, Orléans, Avril 2025. © Rayhan RAHIM KHAN
Une insatisfaction avec de la Delta 400
En dépit de multiples tentatives, je n’ai jamais été convaincu par les résultats obtenus avec cette pellicule à grain tabulaire (ou peut-être par la Delta 400 tout simplement) et ce, même avec une dilution de 1+9.
Les images ont des tonalités plates, mornes.

Meung-sur-Loire, Loiret, France. Mars 2025. © Rayhan RAHIM KHAN
Fonctionne avec de la Delta 3200
J’ai aussi eu l’occasion de développer de la Delta 3200 à 3200 ISO en diluant à 1+5. En dépit du fait que l’on s’éloigne encore plus des 200 ISO max conseillé pour ce révélateur, j’ai trouvé les résultats plutôt bons.

Orléans de nuit, pont René Thinat. © Rayhan RAHIM KHAN
Un révélateur à limiter à certains usages
Se limiter aux pellicules de moins de 200 ISO
Pour ma part, je trouve le FX-39 II est pertinent pour développer des pellicules de basse ou moyenne sensibilité de (moins de 200 ISO).
Il permet d’obtenir des tonalités douces, avec une large dynamique et une bonne sensation de netteté.
Il est efficace tant avec les pellicules à grain tabulaire (APX 100, Delta 100) qu’avec les pellicules à grain classique (Foma 100).
Un révélateur idéal pour la photo de paysage et macrophotographie
Je préfère utiliser ce révélateur pour des scènes de paysage et de la macrophotographie du fait de sa forte acutance.
Autrement, les zones floues -arrière plan par exemple- ne seront pas mises en valeur par ce révélateur. Ce qui n’est optimal pour de la photographie de portrait.
Choisir d’autres révélateurs au delà de 200 ISO
Pour les pellicules au delà de 200 ISO, des révélateurs plus efficaces sont disponibles. Au delà de cette sensibilité, le grain est trop présent et les tonalités ne conviennent pas.
Je précise que mon expérience se limite à de la Delta 400 et 3200. Les images restent cependant exploitables et le FX-39 II dilué à 1+9 ou 1+5 peut dépanner dans ces cas de figure.


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