Sommaire
I. Qu’est ce que la macrophotographie ?
II. De l’importance du matériel
1. L’appareil photo
2. L’objectif
3. Les accessoires
3.1 Pour se rapprocher du sujet
a. Bague d’inversion
b. Bagues allonge
c. Soufflet
d. Lentille grossissante
3.2 Pour éclairer le sujet
3.3. Pour bien positionner l’objet
III. Qu’est ce qui est le plus performant ?
I. Qu’est ce que la macrophotographie ?
La macrophotographie consiste à photographier de petits objets ou une petite partie d’un objet.
La définition stricte de la macrophotographie est un rapport de grossissement situé entre 1:1 et 1:10.
C’est à dire que la zone que vous photographierez sera entre la taille et le 1/10 de la taille du capteur de votre appareil photo.
Par exemple, si la taille du capteur de votre appareil photo est de 24×36 millimètres, macrophotographier correspondra à photographier un sujet dont la taille sera comprise entre 24×36 millimètres et 2,4×3,6 millimètres.
II. De l’importance du matériel
La plupart des objectifs ont une distance de mise au point minimale limitée. Ainsi, il ne sera par exemple pas possible de photographier en gros plan une pièce de monnaie.
Afin de pouvoir photographier un objet de très près, il est donc nécessaire de recourir aux bons outils.
1. L’appareil photo

Il est possible de faire de la macrophotographie avec n’importe quel appareil photo.
Cependant, le choix le plus agréable reste de recourir à un appareil photo numérique : avec le liveview d’un reflex ou d’un hybride, vous aurez une visée plus agréable et lumineuse qu’avec une visée optique.
2. L’objectif

Tous les objectifs peuvent convenir. Que ce soit l’objectif que vous utilisez habituellement pour les photos de paysage ou de portrait ou encore un objectif d’agrandisseur.
Certains seront évidemment plus performants que d’autres, mais la plupart donneront des résultats acceptables.
Le choix le plus naturel reste de choisir un objectif spécialisé macro permettant de conserver les automatismes habituels.
La caractéristique macro d’un objectif est généralement indiquée dans son nom. Mais méfiance cependant, certains fabricant s’étant amusé à utiliser le mot à tort et à travers.
En général les zooms où sont indiqués le mot «macro», ne sont pas fait pour de la macro. Privilégiez les focales fixes.
Plus la taille de la longueur focale de l’objectif sera grande, moins vous aurez à vous rapprocher de votre sujet. Ce qui sera utile pour les très fort grossissements.
On trouve de bonnes optiques d’agrandisseur pour un prix compris entre 50-100€. Les objectifs macro se paient en centaines d’euros.
3. Les accessoires

Macrophotographie
Tout ce dont vous avez besoin pour faire de la macrophotographie.
Plusieurs outils existent pour se rapprocher du sujet. Ils varient en prix, encombrement et qualité d’image.
3.1. Pour se rapprocher du sujet
a. Bague d’inversion

Une bague d’inversion permet d’utiliser l’objectif dans un autre sens. Ainsi la lentille arrière se retrouve à l’avant. Dans cette disposition, il devient possible de faire de la macrophotographie.
Il s’agit de l’option la moins couteuse et elle vous prendra peu de place. À noter cependant qu’il vous faudra procéder en mode manuel.
Pour choisir une bague d’inversion, il vous faudra connaître la monture de votre appareil et le diamètre du porte-filtre à l’avant de votre objectif.
Un bague d’inversion coûte une dizaine d’euro.
b. Bagues allonge

Une bague-allonge permet d’éloigner l’objectif du capteur permettant ainsi de plus forts grossissements.
Certaines bagues permettent de conserver les automatismes habituels et d’autres non.
Comptez entre 40 et 100€ pour une bague-allonge neuve.
c. Soufflet

Le soufflet offre plus de précision que des bagues allonges.
Si certains ne permettent que d’avancer et reculer objectif et appareil d’autres offrent une fonction de bascule.
Pouvoir décentrer l’objectif permet d’obtenir une scène nette lorsque l’on ne photographie pas son sujet de face.

Si je n’avais pas eu recours à la fonction de bascule, je n’aurais pas pu rendre nette la zone avec le copal et celle avec le sélecteur ISO çà la fois.
À noter que vous pouvez vous passer de décentrement avec un appareil numérique en ayant recours à ce que l’on appelle du «focus stacking».
Un soufflet Nikon PB-4 qui offre une fonction de bascule coûte une centaine d’euro. Un soufflet sans fonction de bascule est trouvable pour une quarantaine d’euros.
d. La bonnette macro ou lentille «close-up»

Ce n’est pas l’option la plus intuitive lorsque l’on pense qualité d’image. Son principal atout reste de pouvoir être mis en place très facilement : c’est simple comme visser un filtre.

Les prix varient entre une dizaine et des centaines d’euros selon la qualité optique de la lentille.
3.2. Pour éclairer le sujet

Se rapprocher de son sujet n’est pas tout, il faut aussi l’éclairer. Différentes options sont possibles (panneaux leds, flash classique, etc.).
Mais l’option la plus préférable reste d’utiliser un flash annulaire. Pouvant se placer à l’avant de l’objectif (il se visse comme un filtre), il vous permettra d’éclairer votre sujet même en approchant votre objectif très près de l’objet photographié (ce qui est nécessaire pour les forts grossissements).
Comptez 70-150€ pour un flash annulaire
3.3. Pour bien positionner l’objet

Avoir une plateforme élévatrice qui monte et qui descend pour ajuster précisément la hauteur où se trouve l’objet est un confort très appréciable quand on ne travaille pas à main levée.
Un statif de reproduction marche aussi, mais offre moins de liberté dans le choix de la perspective.
III. Qu’est ce qui est le plus performant ?
À l’exception de la lentille «close-up» et de la bague d’inversion que je n’ai jamais utilisée, toutes les options me paraissent qualitatives. Tout dépendra évidemment de la qualité de l’objectif utilisé.
La solution la plus sûre reste de ne pas s’éloigner des sentiers battus et utiliser un objectif macro avec des bagues-allonge ou un soufflet éventuellement.
Mais un objectif d’agrandisseur peut aussi donner des résultats très bons pour un moindre coût.

